vendredi, septembre 02, 2016

Entrevue avec Seb Lozon

Seb Lozon animation radio Québec Rouge FM
Crédits : Annie Simard Photo
Quand j'étais petite, je voulais devenir chanteuse, actrice, avocate ou journaliste sportif. À la fin de mes études secondaires, je voulais plutôt être animatrice de radio. Je suis allée étudier en communication, cinéma et créativité au Cégep. La vie a fait en sorte que je ne suis pas dans le domaine des communications, mais qui sait, un jour ...

La job de radio m'a toujours impressionnée; j'ai eu envie de m’incruster un peu dans la vie d'un animateur durant une entrevue. J'ai pu jaser avec Seb Lozon de Rouge FM, un gars que j'adore et qui mérite pleinement de se faire connaître. Ce gars-là a le mot «passion» de tatoué sur le cœur, c'est certain!

Voici donc un résumé de mon entretien téléphonique avec le sympathique et généreux
Seb Lozon, qui m'a offert 40 minutes d'entrevue, c'est pas rien !


1) Comment as-tu débuté ta carrière en radio ?
Aussi loin que je me souvienne, les communications m’ont toujours intéressé. Quand j’étais un peu plus jeune, vers l’âge de 10-11 ans, ce que je voulais faire c’était d’être comédien. J’aimais faire des ateliers et tout, mais je n’étais pas prêt pour ça. J’avais beaucoup d’intérêt pour la musique. C’est vers l’âge de 12-13 ans que le plan c’est dessiné, je voulais faire de la radio. À l’époque, je restais à Montréal, j’écoutais beaucoup CKOI. Des gars comme Éric Nolin, Éric Arson, Denis Fortin, ça me parlait énormément. Plus les années ont passé, plus les sessions d’orientation à l’école me ramenaient toujours vers ça. Quand j’ai quitté le secondaire, j’ai fait un cours professionnel à l’école d’animation et de communication Stéphan Roy qui est maintenant le CFCQ. Et tout de suite, j’ai débuté ma carrière. J’ai gagné mon expérience dans les radios communautaires dont CHAI 101.9 à Châteauguay. J’ai fait ça pendant 2 ans et demi. À un moment donné, j’ai un peu perdu la flamme, avec le recul et les années, je dirais que c’était un manque de confiance. Au début des années 2000, le feu s’est rallumé. Je ne voulais pas avoir de regret. J’ai recommencé ma carrière au M103.5fm à Joliette et c’est à partir de ce moment-là que les choses ont vraiment décollé. J’ai toujours été dans ce domaine-là, j’ai fait plusieurs stations de radio dans les alentours de Montréal jusqu’à ce qu’en 2009, je sois embauché pour faire Les nuits Rock Détente sur les 9 stations au Québec et de fil en aiguille, c’est ici que je me suis rendu. Je n'ai pas eu à aller en région, mais je dirais que c'est une très bonne chose pour l'apprentissage.

«Quand j'ai fait mon DEC en communication, je voulais travailler en radio. J'ai abandonné l'idée parce que j'avais peur du placement et je trouvais que c'était souvent des humoristes/comédiens/animateurs qui avaient le micro.» Marie-Pier

2) Parfois, as-tu peur pour ton emploi ?
Non, ça ne me fait pas peur. Dans les faits, c'est une particularité qui est plus propre à Montréal. À Québec, à part des Bruno Savard et des Pierre Jobin, ce sont tous des personnalités de la radio, ce sont des gens qui se sont bâtis une réputation via la radio de Québec et tu retrouves ça aussi en région. Il y a seulement Montréal où on explore la possibilité de mettre un visage connu, ça ne leur sert pas toujours très bien et on paie souvent le gros prix pour les avoir pour finalement, ne pas nécessairement obtenir un retour sur l'investissement aussi rapidement. De plus en plus, cette mode-là est en train de trouver un équilibre. Depuis les années 2010, il y a un retour aux sources vers de vrais artisans de radio. Pour retourner à ta question, non moi je n'ai pas peur, il y aura toujours des cases horaires pour des animateurs d'expérience. 

3) Quelle qualité doit-on avoir pour faire ce métier ?
Il faut un amalgame de qualités, mais il faut que tu sois un bon communicateur! Et j'entends par là qu'il y a plein de sous qualités, mais pour moi, tu as peu de temps pour te faire valoir en radio quand tu commences. Un bon communicateur, c'est quelqu'un de curieux, qui est intéressé par les gens, par ce qui se passe, par l'actualité. C'est quelqu'un qui est capable de synthétiser de l'information et dans faire un bon résumé avec une suite logique. Il faut avoir une passion pour la communication de toute évidence.

4) Quelles tâches dois-tu faire avant, pendant et après tes émissions ?
Il y a bien des tâches qui ne font pas partie de mon contrat, mais qui sont bien logiques quand on y pense. Il faut être intéressé, curieux, il faut ratisser large. S'informer, surtout rester dans la ligne directrice de la radio pour laquelle on travaille. Est-ce que c'est une radio qui est plus musicale? Savoir ce qui se passe dans le domaine de la musique, les nouveautés, un peu le profil de carrière des artistes, les hits. Donc, tout ça fait partie d'un travail constant, se garder à jour. Quand tu arrives à la radio, c'est de voir ce que tu as d'écrit, ce que tu vas faire tourner. Pour 95% des animateurs, on a peu de latitude sur ce que l'on va faire jouer dans l'émission. Il y a un comité qui fait le travail, le choix de musique par rapport au public cible. Tu t'assures de voir ce qu'on t'a programmé, tu fais tes recherches, tu regardes aussi si tu as des promotions, des concours, tu t'assures d'être prêt pour la mise en onde. Aujourd'hui, nous ne sommes plus des animateurs radio, mais des animateurs multi plate-formes, il faut être très présent sur les médias sociaux. C'est un peu à ça que ressemble notre quotidien. Il faut toujours être actif et à l'affût.

5) Quel message dirais-tu à ceux qui souhaitent faire cette carrière ?
La première chose à avoir en tête c'est «passion». Il faut que tu sois passionné de ce que tu veux faire. Faut que tu en manges de la radio, il faut que tu en écoutes de la musique, que tu lises l'actualité, il faut que tu respires et transpires ça. Je pense qu'il y aura toujours de la place pour les personnes qui ont de l'intérêt, mais particulièrement pour ceux qui vont être rigoureux, acharnés, mais surtout passionnés.

6) On peut aussi te voir à la télé, plus précisément à V Télé. Peux-tu me parler un peu plus de ce projet ?
Je participe à une émission qui s'appelle Aubaines et cie à V, qui est une émission de consommation. On va m'utiliser pour toutes les sauces, la plupart des chroniqueurs sont vraiment spécialisés. Moi, j'ai le mandat d'être monsieur/madame tout le monde qui magasine. Souvent ce qu'on me demande est très temporel, c'est-à-dire, que c'est la période de l'année qui va un peu motiver le sujet de chronique qu'on va me demander de traiter. Je vais t'énumérer les dernière chroniques que j'ai fait: des trucs pour faire rouler les enfants quand on sort faire une promenade, une chronique sur l'évolution des fours à micro-ondes, les nouveaux accessoires de camping, etc. J'ai toujours ratissé large. C'est en collaboration avec les recherchistes qu'on choisit les sujets. Mon mandat c'est vraiment de piquer la curiosité du téléspectateur, leur démontrer l'éventail des produits et des trucs à savoir.

7) Et à long terme, est-ce que le domaine de la télé peut t'intéresser davantage ? 
Je suis un peu un hyper actif. J'aime ça me challenger et ne pas toujours faire la même chose. Je suis très heureux de faire de la radio, mais s'il fallait que je punch, que je fasse toujours la même chose à la radio, je finirais par trouver le temps long. J'aime toucher à tout. Je fais de la voix, de l'animation corporative, la télé vient un peu comme satellite autour de ma passion pour la radio. Si j'avais à choisir entre les deux, je prioriserais la radio. Oui, je suis toujours ouvert à recevoir des propositions à la télévision, mais en bout de ligne, si j'arrive au bout du chemin et que je n'ai pas fait de choses grandioses en télévision, je ne serais pas plein de regrets. 

Trois questions rapides (Avec un aussi grand communicateur, impossible d'avoir une réponse courte! J'ai eu une super discussion avec lui sur la musique d'aujourd'hui, malheureusement, je t'en fais un court résumé pour ne pas surcharger l'article):

1) Ta chanson du moment ?
«J'aime les oiseaux» de Yann Perreau, il est un de nos top showman au Québec.

On a aussi parlé de King Melrose, à quel point, il est d'un naturel et un showman aussi. 
Il est dans le top 5 des artistes du moment de Seb Lozon.

2) Ton groupe ou chanteur de l'heure ?
Dans l'ensemble de l'oeuvre, je te dirais King Melrose (non, mais on l'aime tu lui!).
Sinon, pour un band, Final State, pour moi, ce sont les prochains internationaux.

3) Qui aimerais-tu interviewer ?
Tu vas trouver ça drôle, moi je suis un fan fini de Rocky, donc par défaut de Sylvester Stallone. Je trouve que c'est un homme qui a une carrière vraiment intéressante à plusieurs égards. Je ne suis pas groupie, mais je suis quelqu'un de curieux, c'est d'ailleurs une belle qualité qui me sert dans mon milieu.


Tu as envie d'entendre Seb Lozon à la radio ? 
Syntonise le 107,5 FM en semaine de 12h à 16h
Bonne écoute !
Rouge FM
Crédits : Facebook de Seb Lozon

Aucun commentaire:

Publier un commentaire

Bienvenue

Miss Vay est un blog collaboratif basé à Québec qui porte principalement sur la beauté, mais qui s'intéresse aussi à la mode, le lifestyle, les restos et les sorties.

Liens

Hangar 217
MiB Awards Miss Vay Beauté

Archives