Prévention du suicide: oui, il faut demander de l'aide

Prévention du suicide: oui, il faut demander de l'aide

Communiqué par: Brouillard

En réponse à la chronique du journaliste Patrick Lagacé, Trois brochures et une pilule, émise le 31 octobre dernier, qui dénonçait le manque de suivi psychiatrique à l’égard d’un patient ayant commis l’acte de suicide quelques jours après sa consultation, le Centre de prévention du suicide de Québec désire rappeler à la population les services mis à la disposition des personnes en situation d’urgence, de leurs proches et des personnes endeuillées par suicide ainsi que la formation visant les professionnels qui œuvrent auprès des personnes vulnérables au suicide.

Recevoir les appels de détresse, prendre le temps de vraiment écouter, non seulement référer mais accompagner la personne suicidaire vers d’autres ressources, si nécessaire, tout cela constitue le quotidien des centres de prévention du suicide du Québec et ce, depuis près de 40 ans.
précise Lynda Poirier, présidente du Regroupement des centres de prévention du suicide du Québec (RCPSQ) et directrice du Centre de prévention du suicide de Québec.

Les centres de prévention du suicide sont des organismes communautaires profondément engagés auprès des populations qu’ils desservent sur tous les territoires où ils sont implantés. Ils ont comme mission de prévenir le suicide et ses impacts en assurant l’accès à des services spécialisés. D’ailleurs, au cours de la dernière année, le Centre de prévention du suicide de Québec (CPSQ) a dispensé des services à plus de 22 000 personnes suicidaires, à des proches de personnes suicidaires ou à des personnes endeuillées à la suite d’un suicide.

Oui, l’aide existe. Et il faut oser demander. Cela peut faire et a fait la différence auprès de milliers de personnes. D’ailleurs, rappelons-nous que les taux de décès par suicide ont diminué de 30% depuis le début des années 2000. Oui, il reste encore beaucoup de travail à accomplir, et pour remporter cette bataille contre le suicide, il faut y travailler avec tous les acteurs impliqués. Malheureusement, encore aujourd’hui, et ce, chaque semaine, 2 personnes se suicideront dans la région de la Capitale-Nationale et 49 personnes de cette même région tenteront de passer à l’acte. Tous ces gestes de grande détresse bouleverseront la vie de milliers de familles québécoises. Il est donc essentiel d’agir et de favoriser l’implantation des meilleures pratiques en prévention du suicide au Québec.
poursuit Mme Poirier. 

Depuis plusieurs années, les centres de prévention du suicide offrent une excellente formation, Intervenir auprès de la personne suicidaire à l’aide de bonnes pratiques, à l’intention des professionnels qui œuvrent auprès de personnes vulnérables au suicide. Le Regroupement des centres de prévention du suicide du Québec (RCPSQ) croit qu’il serait fort pertinent que les médecins omnipraticiens et les psychiatres soient encouragés à suivre cette formation. Ainsi, un langage commun et une approche cohérente seraient développés entre les intervenants de première et de deuxième ligne. Des liens plus étroits pourraient également s’établir avec les organismes de leur milieu respectif, dont les centres de prévention du suicide, favorisant ainsi l’instauration d’un filet social plus étanche autour de la personne suicidaire. Il faut aussi consolider les services de suivi étroit auprès des personnes suicidaires. Ceux-ci ne sont pas accessibles partout au Québec et sont offerts de manière très inégale faute de ressources humaines et financières disponibles.

Toute personne en situation d’urgence ou croyant qu’un proche peut se retrouver en situation de détresse psychologique, doit communiquer avec un intervenant en composant le 1 866 APPELLE (1 866 277-3553). Ce service est disponible partout au Québec, et ce, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24.

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