samedi, mai 21, 2016

Entrevue avec Pierre Hébert

Pierre Hébert humoriste mystère Le goût du risque
Source: http://spec.qc.ca/

Ok! Celle-là, je ne m'y attendais pas!
J'ai pris un risque!

Il y a environ 6 mois, je me suis procurée un billet pour le spectacle du 23 avril 2016 de Pierre Hébert en rodage au Centre d'art La Chapelle.

Une semaine avant le spectacle, j'ai eu un flash d’interviewer cet humoriste que j'adore. On s'entend, c'est «big» comme artiste. J'ai donc écrit à son agente et 2 jours plus tard, j'avais une entrevue dans mes poches.

Je capotais! Bon faut croire que j'y croyais, parce que j'avais déjà préparé mes questions. Je le voulais vraiment.

30 minutes avant son show, 15 minutes top chrono, une salle vide qui allait se remplir à toute vitesse, j'ai pu jaser avec Pierre Hébert de sa carrière et de sa vie personnelle.

Pierre Hébert, histoire de te rafraîchir la mémoire, c'est Pierre dans Vrak la Vie, c'est aussi le personnage de Renaud «C'est vendredi, on fait l'amour!».

Voici donc, mon entrevue avec l'un des humoristes de l'heure. Enjoy!

Pierre Hébert entrevue Marie-Pier Cliche Québec
Crédit : Marie-Pier Cliche 
En fait, c'est mon premier show de rodage en tournée. C'est super excitant. Ça doit faire déjà un an que j'y pense, que je me prépare, que j'ai commencé à écrire des textes et là aujourd'hui, c'est le moment. C'est que du nouveau matériel, donc je suis hyper énervé. (Nous avons eu droit à 3 nouvelles blagues. Personnellement,  j'ai pleurée de rire du début à la fin )

1) «L'humoriste mystère» a fait énormément parler de lui. Un très bon coup de pub. Chapeau! Comment l'idée vous est-elle venue?
En fait, c'est une idée tellement simple. Je savais depuis longtemps, avant même d'écrire une première ligne que mon show allait s'appeler «Le goût du risque» pour la simple et bonne raison que je trouve ça important de prendre des risques dans la vie, mais je n'en prend pas. Je suis quelqu'un de peureux, foncièrement conservateur et un moment donné, je me suis dit: «C'est pas vrai que je vais arriver à 35 ans pis que je vais être confortable dans ma vie non, non, non!» Je veux prendre des risques. Je parlais avec mon agente et je lui disait qu'il faudrait trouver une façon originale de lancer le show, pas juste de dire sur ma page Facebook: «Eille! C'est mon nouveau spectacle, les billets sont en vente!» Puis, je voulais voir si les gens étaient prêts pour le goût du risque, d'acheter des billets sans qu'on leur dise c'est qui. Ça c'était mon idée de départ. Puis, mon agente à dit c'est intéressant mais faut leur donner un «nanane». L'échange était : vous l'achetez, mais vous ne savez pas c'est qui mais c'est moitié prix. Et moi, je le dis dans mon spectacle, si on vend 1000 billets c'est hallucinant!  Ça tellement bien marché, les journalistes l'ont appris le matin, puis après ça, Véronique Cloutier l'a partagé sur son Facebook, Éric Salvail aussi et ça a fait boule de neige. J'avais 10 shows à vendre au début, finalement nous en avons mis 30 puis on a arrêté, parce que je pense qu'on aurait pu en vendre encore et encore, mais écoute, c'est un bon coup de pub, mais c'est 50% un coup de chance.

2) Tu es présentement en rodage pour ton 2e spectacle avec «Le goût du risque». À quoi peut-on s'attendre pour cette tournée?
Il n'y a aucun personnage. Je ne fais pas Renaud, j'ai décidé qu'il ne serait pas dans le prochain show. C'est un spectacle sans entracte où je raconte des histoires, des anecdotes. Je me suis rendu compte avec le premier spectacle que c'est ce que j'aime le plus faire. J'aime ça raconter des histoires. Il m'est arrivé tellement d'affaires dans les 5 dernières années. J'ai été malade, je me suis marié, j'ai eu un enfant, j'ai voyagé. J'ai fait tellement de trucs que c'est ça qui me nourrit. Donc, c'est vraiment ça, je raconte ma vie aux gens, pas d'entracte, 1h30! J'aime beaucoup cette formule-là.

3) Depuis quelques mois, tu joues un nouveau rôle, celui de papa. Comment arrives-tu à gérer la famille et la tournée?
Là, tu vois, c'est la première fois que je pars pour mon nouveau show. Je ne suis pas inquiet, mais je trouve ça dur parce que j'essaie d'être super présent. C'est mon rôle d'être là le matin, d'aller la porter à la garderie et c'est notre moment à nous deux. Je la fait boire, on est ensemble, on joue un peu, où je la met dans l'auto pour aller la porter. Là, demain je ne peux pas parce que je suis en show, mais on essaie de concilier le travail avec la famille. Quand je suis loin, j'essaie de trouver une façon où elles peuvent venir me rejoindre au même hôtel pour passer des moments ensemble. C'est sûr que je vais trouver ça plus dur que quand j'avais pas d'enfant.

4) Ton plus beau moment en tournée ou lors d'un spectacle?
Je pense que c'est mon premier gala Juste pour Rire. Il y a de quoi de mythique au premier, de magique. J'ai fait Renaud et le monde a tant ri que ça s'est levé. C'est là que je me suis dit, il vient de se passer quelque chose. Oui, le 1er St-Denis c'est vraiment exceptionnel.

5) Vrak la Vie fût un immense succès, tu dois en être fier. Peut-on s'attendre à une suite ou à une autre émission du genre?
On se fait encore parler de Vrak la Vie par des gens de 40-45 ans, des parents qui ont suivi avec leurs enfants. Il n'y a pas une journée où je ne me fais pas parler de Vrak la Vie. On parlait tantôt que l'humoriste mystère ça été un coup de chance en partie et bien, je crois que ça l'a été la même chose avec Vrak la Vie. On y a mis tout notre coeur, mais c'est pas toi qui décide si une émission a du succès ou non, tu fais ce qu'il y a de mieux. Cette émission a connu un succès fou, on est vraiment content. Est-ce qu'il y aura une suite? Pour le moment, non. Pour la simple et bonne raison qu'on aurait pu faire 10 ans de Vrak la Vie, mais moi je ne voulais pas faire la saison de trop, je ne voulais pas faire la saison où tout le monde commence à décrocher. Puis Vrak la Vie prenait beaucoup de mon temps. En arrêtant, j'ai pu faire Madame Lebrun, Gang de malade, faire de la radio et là, je repars en tournée. Je pense qu'on a fait exactement le bon nombre de saisons qu'il fallait faire. Il n'aurait pas fallu étirer la sauce, parce qu'on l'aime tellement ce projet, ça aurait été plate de faire la saison de trop. On était une belle équipe. C'était ça le succès. C'était écoeurant!

6) Les jeunes adolescents t'adorent. Comment vis-tu avec cette reconnaissance?
En fait, j'ai vraiment un public large, parce que j'ai le monde de Vrak la Vie, les parents de Vrak, j'ai les gens qui ont suivi Gang de malade. Je me fais beaucoup parler de la radio. Je me rends compte avec le temps que j'ai un public super large. Moi ça ne me dérange jamais que les enfants viennent me voir,  je suis content. Ils sont tellement un bon public, quand ils t'aiment, ils viennent te voir, quand ils ne t'aiment pas, ils ne viennent pas! Ce n'est pas un problème pour moi qu'il y ait autant d'enfants qui trippent. Je suis content parce que le premier show était un peu plus osé, mais là, le deuxième est plus familial. Ce n'est pas un choix que j'ai fait, c'est que j'ai vécu autre chose de plus familial moi-même. Il y a beaucoup de gens qui m'écrivent : «Est-ce que je peux amener mes enfants?» Oui, c'est un spectacle pour la famille.

7) Si tu n'avais pas percé dans le domaine de l'humour, tu aurais choisis quel métier?
Quand je suis arrivé à l'École de l'Humour, j'ai vu sur les murs des mosaïques de finissants. Un moment donné je regardais et j'ai vu Martin Matte, Mike Ward, Jean-François Mercier. Puis, plus loin, j'ai vu des mosaïques avec du monde que je ne connaissais pas. J'ai réalisé que ce n'est pas parce que tu fais l'École de l'Humour que tu vas percer. Cette journée-là, j'ai choisi de ne pas avoir de plan B. Coûte que coûte, j'allais y arriver. Que je sois auteur ou autre, dans le sens que je voulais travailler dans ce milieu-là. Mon but n'était pas d'arriver à la télévision et que le monde me reconnaisse, mais c'était de vivre de l'humour, que ce soit en écriture ou en télévision. Je pense que ça ne m'ait jamais effleuré l'esprit que je n'y arrive pas.

8) Ta plus grande fierté?
Ma plus grande fierté, c'est que j'ai l'impression à 35 ans d'avoir réussi un équilibre parfait dans ma vie entre mon travail, ma blonde, ma fille, mes amis. Il y a un moment où c'était juste le travail qui était important, vendre le plus de billets, etc. À un moment donné, j'ai comme décroché, fuck off! Je me suis rendu compte que plus je suis heureux sans ma vie, plus je suis meilleur comme humoriste. J'ai l'impression d'avoir atteint un bel équilibre et c'est ça m'a plus grande fierté.

9) Un mot pour tes fans?
De prendre des risques! Je n'ai pas pris beaucoup de risques dans ma vie et à chaque fois que j'en ai pris, ça été super payant. C'est ce qui a mis de la couleur dans ma vie avec mon métier, mes amis, mes amours. Il faut savoir prendre des risques dans la vie et accepter de ne pas tout contrôler. Merci, merci!!

Je te conseille fortement d'aller voir son spectacle et d'aller jaser 1-2 minutes à la fin avec lui. Fais-moi confiance, tu ne seras pas déçu!

Pour connaître les dates de ces prochains spectacles, tu peux consulter son site internet.
Bon spectacle! 

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