J'ai testé les «pinceaux» à maquillage en silicone

J'ai testé les «pinceaux» à maquillage en silicone
Crédit: Line Godin
Bien qu'on n'en voit pas encore sur les tablettes, ces nouveaux outils de maquillage sont de plus en plus tendance chez certains professionnels, mais ne font pas l'unanimité. Certains aiment, d'autres pas.

Les versions avec les petits embouts en forme de flèche existaient déjà chez quelques compagnies: E.l.f., Lise Watier, Make Up for Ever, Kevin Aucoin, etc. avec des prix variant de 3$ à 55$ le bidule. Ledit bidule sert à appliquer les fards en crème et à prélever les pigments en poudre et/ou les fards paillettés. La pointe de silicone permet de prendre et déposer les produits en évitant d'en mettre là où on n'en veut pas.

Les versions grand frère et aussi petit frère sont apparues depuis. Les plus larges pour l'application de fond de teint et fard correcteur liquide, et les plus petits pour remplacer les pinceaux à sourcils et à eyeliner.

Mon conseil de blogueuse-économe (Cheap? Ouais et je m'assume): avant d'aller vider votre portefeuille post-dépenses-des-fêtes chez Sephora, allez plutôt faire du shopping en ligne, parce si vous n'êtes pas certaine d'aimer ou de vous en servir régulièrement, vous risquez de regretter votre décision.

J'ai commandé un kit de six sur eBay pour la modique somme d'environ 5$ et la livraison a été relativement rapide, soit trois semaines de délai. Certains vendeurs offrent même un choix de couleurs.

J'ai testé les «pinceaux» à maquillage en silicone

Il m'arrive occasionnellement de porter des maquillages spéciaux (événements, spectacles, séances photo...), les plus petits font bien leur travail. J'ai testé le blanc avec une base de fard à paupières, et ensuite avec un fard en crème. Rien à dire, le silicone est très souple, donc confortable à utiliser. Même chose pour le rose qui est un peu plus large. J'ai prélevé des pigments en poudre et des fards à paillettes; on trempe, on secoue l'excédent et le produit reste bien accroché sans se répandre sous l’œil ou sur les joues.

J'ai bien apprécié le pinceau à eyeliner. Testé avec un gel liner, il donne un rendu similaire à un traceur feutre, et comme je suis accro à mon crayon Silkissime de L'Oréal, je m'en suis servi pour étirer la ligne vers l'extérieur en «oeil de biche» et le tracé est fin et précis.

Pour les plus larges, c'est là que j'ai un peu désenchanté: tenter d'appliquer un fond de teint est ardu et disons que ça «beurre» épais, et si on essaie d'en mettre moins, les pores de la peau restent visibles. On a pas le choix de peaufiner avec un vrai pinceau à fond de teint. Les poils d'un pinceau régulier facilitent la couvrance avec le produit, pores y compris, pour un beau fini uniforme. La prétention que les outils de silicone peuvent servir à faire du contouring me laisse sceptique.

J'ai essayé (oui seulement essayé) de me servir du modèle blanc pour mettre du fond de teint et je me suis sentie comme un toast qu'on tartine. Et la sensation de se tapoter la face avec une spatule est désagréable. Le rose avec la courbe vers l'intérieur est pour appliquer et estomper le cache-cernes. Cependant la peau de la paupière inférieure est délicate et non seulement cet outil rude à utiliser, mais il ne fait tout simplement pas le travail.

Sur les six, je vais conserver les trois petits pour le maquillage, mais les plus grands seront recyclés en spatules pour prélever les crèmes de soins. Parce qu'il ne faut jamais mettre les doigts dans les pots et l'usage de spatules évite les proliférations bactériennes. Et parlant bactéries, le bon côté des pinceaux en silicone, c'est qu'ils sont faciles à nettoyer après usage (eau et savon ou encore alcool à friction) mais ça s'arrête à peu près là.

En conclusion, je trouve que cette nouveauté n'en vaut tout simplement pas la peine, peut importe le prix.



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