Entrevue avec Jesse Proteau

Jesse Proteau
Source: YouTube
Te souviens-tu du groupe Marabu? (je suis in love avec cette chanson). Genre 2006. T'as clairement déjà entendu cette chanson. Moi, j'ai tripé, mais faut dire que mes goûts musicaux ont toujours été différents des autres.

Puis, est venu La Voix 2018 et un nom m'était connu: Jesse Proteau. What? Le gars de Marabu... OMG! Je tripais sur sa voix, et sais-tu quoi? Je tripe toujours autant. Mais attends! Zagata, ça te dit quelque chose? La chanson Lies, la toune de l'année, ben le gars qui chante, c'est lui!

Sérieusement, coup de coeur 2018. Pis en plus, il est assez bel homme! J'ai eu la chance de jaser avec lui au téléphone pour découvrir son parcours artistique de Marabu à aujourd'hui.

Update: Malheureusement, Jesse a été éliminé au premier direct de La Voix... mais sache que tu n'as pas fini d'entendre parler de lui!

Jesse Proteau
Source: Twitter Jesse Proteau
*entrevue réalisée à la mi-mars 2018, durant la diffusion de La Voix*

1) Jesse, membre de l'équipe d'Éric Lapointe, tu approches des directs. Évidemment, tu ne peux pas nous dire ce qu'il en est, mais peux tu me parler de ton parcours à La Voix présentement?

C'est quelque chose que j'appréhendais, mais finalement c'est vraiment enrichissant. On rencontre plein d'êtres humains de talent, du talent brut, des chanteurs exceptionnels. Les coaches nous donnent beaucoup de chance, il y a une belle unité au sein de l'équipe. Ce qui est intéressant dans mon cas, durant mon parcours, c'est qu'il est assez difficile. Je ne l'ai pas facile et je ne m'attendais pas à l'avoir facile non plus, mais y'a des parcours qui le sont plus que le mien. Par contre, je suis assez fier, parce que je dois me retrousser les manches peut-être un peu plus que les autres. Ça pousse mes limites un peu plus loin, un peu comme chanter du P!nk, c'était quelque chose d'assez difficile. Au début, je l'appréhendais, mais ça s'est bien passé. Ça été beaucoup de préparation. Ça m'apporte déjà quelque chose de bien La Voix. Je ne savais pas que j'étais capable de me rendre là vocalement. Puis, je me rends compte que c'est une équipe bien huilée, une grosse production. On est vraiment bien épaulé de A à Z, on nous appelle toujours pour savoir si on vit bien le moment, même sur les réseaux sociaux, comment on vit notre expérience après les émissions. Au final, c'est une expérience super cool, même l'équipe de production est attentionnée.

2) Qu'est-ce qui t'as poussé à t'inscrire à La Voix?

Ce sont deux choses. En fait, mon papa… avant qu’il décède… Il me parlait toujours de La Voix et des candidats, comme on parle du Canadien de Montréal. J’habitais à Montréal, il habitait à Québec. On s’appelait à tous les soirs ou tous les deux soirs pour parler soit de Carey Price, soit de La Voix. Il me décrivait les candidats et il disait, à chaque année: «Toi, si t’allais là, tu monterais les échelons, et je te verrais là.» De son vivant, je suis jamais allé. C’est un peu un hommage que je rends à mon père en allant là.

C’est aussi mon drummer Olivier Beaulieu qui, l’an passé, m’a dit que je devrais y aller, parce que sa copine y était allée et elle avait eu une super expérience. Malheureusement, pour des raisons de mauvaises circonstances, j’ai pas pu aller faire les auditions. Cette année, il m’a tiré par les cheveux pour y aller. Là, j’avais fait le deuil de mon papa et il était temps de lui rendre hommage. Les astres étaient alignés pour y aller.

C’est aussi un beau levier, parce que j’ai sorti une chanson à la radio qui s’est retrouvée numéro 1 partout au Québec. Une chanson qui s’appelle Lies. Les gens n’associent pas mon visage encore à cette chanson, et je me suis dit qu’il n’y avait rien de mieux que La Voix pour que les gens me connaissent et sachent ce que je fais dans la vie. C’est un beau levier, c’est une belle tribune.

3) Cette chanson, Lies, c’est un succès! T’attendais-tu à autant?

Non, pas du tout. J’ai fait ça en trois jours, je l’ai composée et enregistrée sur mon téléphone et je l’ai envoyée à DJ Domeno. Une semaine après, on partait en studio, on est restés là une journée. Après, Domeno a fait les arrangements et produit la chanson. On a lancé ça au mois de juin ou au mois d’août. Depuis ce temps-là, ça tourne encore.

4) Repartons du début. Nous t'avons connu en 2006 avec le groupe Marabu. Ce ne fut pas le succès escompté, mais j'imagine que tu as appris beaucoup de ça. Peux-tu nous parler un peu de cette étape de ta vie?


C’était une école incroyable. La raison pour laquelle je fais de la musique encore aujourd’hui, c’est grâce à Marabu. Quand j’avais 16 ans, je pensais pas faire de la musique professionnellement, puis est arrivé Marabu. C’est encore une histoire d’alignement de planètes: je suis allé jouer à la radio, je me suis fait découvrir avec André. On a rencontré notre mentor, Pierre Poitras, qui nous a aidés à écrire des paroles sur des chansons. On s’est retrouvés à faire un album, puis un deuxième, un troisième… Marabu a duré 11 ans, on a vécu de belles expériences. On a vécu le début des années 2000; à cette époque, les maisons de disques avaient encore du budget pour faire des albums et des vidéoclips. On a vécu une belle époque. Après, on va vu toute l’industrie changer.

Oui, des déceptions, j’en ai eues dans ce projet. Mais, on avait des fantasmes musicaux inassouvis respectifs, André et moi. On avait vraiment besoin de faire autre chose. Parce qu’à 16 ans, commencer un projet, rester là-dedans pendant 11 ans et faire juste ça… À un moment donné, t’as envie de faire tes tounes, d’écrire tes paroles, de partir seul de ton bord. C’est tout à fait normal. C’est comme être en couple avec quelqu’un qui fait tout avec toi sans arrêt: t’as besoin de ta bulle à un moment donné. T’as besoin d’accomplir des choses par toi-même. C’est exactement ce qui s’est passé avec Marabu.

Mon moment tout seul, c’est Zagata. D’ailleurs, après La Voix, j’ai déjà des chansons, je collabore déjà avec Domeno pour la suite de Lies. Le matériel est prêt et, quand je serai libéré de La Voix, je pourrai rendre ça public.

Jesse Proteau
Photo d'un petit retour en arrière
Source: Amazon

5) Tu as l'air très proche de tes fans, est-ce important pour toi ce contact?

Très important. Je suis quelqu’un d’authentique, d’intense. J’ai besoin de me nourrir du contact des gens. Je suis proche d'eux. Mettons que je suis dans une foule, je vais être assez présent. Je vais faire des échanges, j’aime toucher les gens, leur parler… Je suis sociable et j’ai toujours été comme ça, même dans les classes d’école. J’étais partant pour tout. Le contact avec le monde est important pour moi et je me nourris de ça.

6) Gars de Québec, tu fais beaucoup de restos/bars comme chansonnier. Qu'est-ce que ça t'apporte en tant qu'artiste?

C’est l’école parfaite et j’en vis extrêmement bien. Je touche du bois. C’est un accomplissement, parce qu’avant, j’étais gestionnaire à Montréal. J’ai travaillé pendant 10 ans dans l’hôtellerie, en plus de faire de la musique. Je suis devenu patron et ça me prenait trop de temps, je ne faisais plus de musique. À un moment donné, l’appel de la musique est revenu. J’ai tout quitté, j’ai vendu mon condo à Montréal et j’ai racheté à Québec. Je fais environ 3 spectacles par semaine. Je joue au Jack Saloon deux fois par semaine et à L’Atelier tous les vendredis. Je suis bien ancré et ça s’est fait rapidement. Je suis très fier et très content de ça.

7) Qu'est-ce qu'on peut te souhaiter pour l'avenir?

La première chose, ça va être la santé. Avec ça, je peux faire n’importe quoi. Après, on pourrait me souhaiter de continuer à vivre de ma musique. Parce que, tant que je pourrai en vivre, j’aurai du temps pour collaborer. J’écris des chansons pour d’autres artistes aussi. J’ai fait une chanson pour Alexe Gaudreault, je suis en train de collaborer sur une autre avec Domeno pour un autre artiste. Donc, de continuer à pouvoir collaborer avec d’autres artistes et, éventuellement, de pouvoir présenter mes chansons en spectacle, faire une tournée un peu partout, voir l’Europe, le Canada anglais même.

8) Un mot que tu aimerais dire à tes fans?

Oui! N'hésitez pas! Quand vous me croisez, ça me fait plaisir de prendre des photos. Posez-moi des questions, écrivez-moi sur Facebook, suivez-moi sur Instagram. Je suis un gars fun, je fais des petites vidéos niaiseuses… Vous allez avoir ben du fun.


Surveille sa page Facebook pour connaître ses dates de spectacles.
Crois-moi, sa carrière ne fait que débuter.

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