Planifier le retour au travail après un congé de maternité

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Après presque 2 ans et demi en congé de maternité, je dois maintenant retourner travailler! En 2016, mon 3e enfant est né et j'ai eu la chance d'être à mon compte et de travailler avec lui de la maison (bon, c'était tout de même tout un exploit de travailler autant avec un nouveau bébé pendant ses six premiers mois de vie). J'ai réussi à profiter de ces moments sachant bien que je ne pouvais me permettre d'être une maman à la maison à temps plein éternellement (et ça me peine beaucoup, puisque j'aurais aimé être encore aussi présente pour mes deux fils). Le retour au travail se fait encore plus ressentir lorsque cela fait six semaines que je suis sans revenu et j'attends de trouver une garderie pour pouvoir aller de l'avant. Ça prend toute une gestion pour faire une recherche d'emploi active lorsque deux petits êtres pendent à nos pieds toute la journée, puis deux ados qui veulent encore (une chance) passer du temps avec leur maman! Ah oui, et que dire de la fatigue...

Avant même de penser à envoyer des c.v., j'ai dû prendre du temps pour réfléchir (à vrai dire, j'ai commencé à envoyer des c.v., puis j'ai réfléchi; j'ai ensuite rencontré des garderies, puis j'ai encore réfléchi) afin de savoir ce que je voulais. Après mûre réflexion, et une vérification du budget, j'ai pris la décision de me consacrer à mes enfants malgré le fait que je doive travailler un certain nombre d'heures par semaine. J'ai fait une liste de mes priorités et j'ai évalué mes besoins en tant que parent afin de combiner avec ma recherche d'emploi.

Voici les points que j'ai mis de l'avant et que je devais ABSOLUMENT avoir droit pour accepter un emploi.

1. Une conciliation travail-famille

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Heureusement, beaucoup de travail a été fait à ce niveau, et cela devient de plus en plus facile de combiner travail et vie personnelle. Les employeurs ont compris que la santé mentale de leurs employés passe par un esprit sain, une compréhension des obligations familiales et un équilibre entre le travail et nos occupations personnelles. Sur ce point, plusieurs l'offrent d'emblée à même les offres d'emplois, la négociation devient plus facile. Je voulais aussi continuer certaines de mes activités qui bénéficiaient à la famille (par exemple, mon groupe de cuisine collective que je rencontre une fois par mois et les journées pédagogiques pour popoter ).

2. Un horaire flexible et une souplesse des «au cas où»

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Lorsque nos enfants sont malades, il est préférable pour tous de les garder à la maison et éviter de propager leurs microbes. Pour cela, ça prend des collègues pouvant nous remplacer et une compréhension accrue lors de nos absences occasionnelles. Bien entendu, des journées maladies payées auraient été le summum, de pouvoir obtenir l'accord et la compréhension était le deuxième facteur. De plus, avec mes deux plus vieilles, il y a les rendez-vous où il est difficile de négocier le «quand», comme avec les médecins (nous avons des suivis chez le cardiologue, le pédiatre, l'orthodontiste, sans compter les annuels tel que l'optométriste, le médecin de famille et le dentiste - ça en fait des rendez-vous!).

3. Absente lorsque la garderie est fermée

Eh oui, si je n'ai pas de garderie, c'est que j'ai mes fils avec moi. Cela dit, je devais trouver un emploi qui accepte les conditions de la garderie (vacances annuelles fixées d'avance, temps des fêtes, fériés, etc.).  C'est sûr que papa peut en prendre aussi, je voulais m'assurer que ma réalité familiale soit mise en priorité.

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En plus de ces critères, j'ai dû voir si je cherchais un emploi dans mon domaine ou si je me cherchais un emploi sans trop de responsabilités. Étant dans la gestion de projets et l'organisation d'événements, un bon lot de stress et d'échéances serrés (sans compter les heures supplémentaires, les soirs et les weekends occasionnels), disons que mon coeur de maman (et ma fatigue accumulée) m'a guidé vers d'autres avenues. J'ai décidé de prendre quelques années et être encore présente pour mes enfants (physiquement et surtout mentalement) - être à la maison plus tôt, pouvoir prendre congé pour les spectacles, les sorties, les pédagogiques, les vacances et vivre sereinement. Ils sont jeunes qu'une fois et le temps passe si vite!

Par contre, j'ai un bagage incroyable d'expériences professionnelles, un c.v. fort intéressant et une longue listes de compétences qui a un effet contraire lorsque l'on cherche dans des domaines non-spécialisés. J'ai eu droit à la question: «Mais pourquoi chez nous et non dans votre domaine?» plus d'une fois. L'important, c'est de savoir pourquoi on fait les choix que l'on fait, être confiant et honnête.

P.S. J'ai passé moins d'entrevues que j'en ai refusées et j'ai déçu certains employeurs lorsque j'ai mentionné avoir trouvé un emploi qui convenait à mes critères axés sur ma famille. J'ai été surprise d'avoir reçu quelques appels des emplois non-spécialisés avec le c.v. de fou que j'envoyais où j'étais clairement sur-qualifiée sur papier... faut croire que peu de gens se risquent à questionner les raisons derrière l'intérêt pour un poste. Je vais commencer tranquillement à travailler au courant du mois de septembre et pouvoir permettre une transition à mes garçons entre être qu'avec moi et s'amuser avec des amis. Maintenant, il me reste qu'à survivre à l'entrée à la garderie de mes garçons et le fait qu'une autre personne prendra soin d'eux...voilà un tout autre sujet... ce sera difficile les premiers temps, je m'ennuie tellement de mes amours.

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