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| Crédit: www.guidatour.qc.ca |
Les artistes professionnels, Velma Candyass et Donovan King sont les créateurs-concepteurs de Secret Montréal qui offre les visites guidées appelées Montréal Burlesque et Fantômes du Red Light. Ces deux circuits inédits et historiques vous livrent les détails les plus scabreux et croustillants de ce quartier chaud de Montréal qui fut jadis, l'un des plus populaires en Amérique du Nord, et ce n'était pas à cause du smoked meat.
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| Guide pour Montréal Burlesque: Velma Candyass Crédit: Line Godin |
Des années 20 à la fin des années 50, Montréal eu la réputation de ville permissive, ce qui attira des visiteurs de partout, surtout des États-Unis. On la surnommait «petit Paris d'Amérique», «ville des plaisirs», et même «la Havane de l'Amérique du Nord». Bref, Montréal fut une Sin City bien avant Las Vegas.
Bien que la prohibition touchait les États-Unis et le reste des provinces canadiennes, la vente d'alcool était légale au Québec (et on découvre pourquoi pendant la visite guidée). Montréal, ayant déjà un centre de ville animé, la migration d'une population assoiffée de divertissements la transformera en une plaque tournante offrant spectacles, bars, maisons de jeux illicites et évidemment, plaisirs de la chair à profusion.
Entendre à nouveau certains noms de cabarets de l'époque m'a rappelé les histoires de jeunesse que mes parents me racontaient: Le Faisant Doré, le Mocambo Café, Le Crystal Palace, Le Gayety et le célèbre Casa Loma. Ce dernier s'assurait d'y présenter des talents locaux tel que Alys Roby, Guilda (personnage mythique du célèbre transformiste Jean Guida), Ginette Reno, Murielle Millard, etc.
Quelques personnages marquants
Lili St-Cyr: effeuilleuse, née à Minneapolis. Sa sensualité brûla les planches de la scène du Théâtre Gayety de 1944 à 1951. Belle, talentueuse et brillante femme d'affaires, elle inspira le français Alain Bernadin à fonder son Crazy Horse Saloon à Paris.Madame Beauchamp: née Anna Labelle, épouse d'Émile Beauchamp, fut la plus riche et puissante tenancière de maisons closes du Red Light. Elle en aurait possédé plus de 20, dont 16 seulement sur la rue De Bullion. Cette rue, appelée rue Cadieux jusqu'en 1927, était internationalement célèbre de par sa scandaleuse réputation. On l'a donc rebaptisée De Bullion pensant brouiller les pistes des nouveaux clients, mais ce ne fut que temporaire.
Monica Proietti: née dans un des misérables taudis de la ruelle Leduc, tout près du Red Light, plusieurs membres de sa famille étaient impliqués dans le milieu criminel. Elle ne dérogea pas à la tradition, car «Monica la mitraille» ou «Machine gun Molly» eu à son actif plus de vingt vols de banque à mains armées.
Pacifique «Pax» Plante et Jean Drapeau: Avocat et policier, Pax Plante fut mandaté en 1950 par le nouveau Comité de la moralité publique pour rédiger une demande d'enquête publique sur la corruption et la moralité à Montréal. Il choisit le criminaliste Jean Drapeau pour l'assister dans cette démarche de la lutte au crime organisé.
Dans quel hôtel aurait séjourné un célèbre gangster américain à l'époque de la prohibition? Quel club populaire abrite maintenant l'ancien emplacement de la Casa Loma? Quel célèbre star du cabaret a réussi à s'échapper d'un camp de concentration allemand? D'ou vient l'expression Red Light? À vous de découvrir ces réponses et bien d'autres secrets dans un des circuits de Secret Montréal jusqu'au 31 octobre prochain.
Courriel: info@secretmontreal.ca
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