Voyage 101: Le guide indispensable à tout voyageur! & Rencontre chaleureuse avec une grande voyageuse

Voyage 101: Le guide indispensable du voyageur
Crédit photo: @Lydianeautourdumonde
Quand j’ai eu le livre Voyage 101 : Le guide indispensable à tout voyageur! entre les mains, j’ai pensé tout d’abord simplement le feuilleter pour me faire une tête, puis lire les sections qui attireraient mon attention. Trois heures plus tard, j’avais tout lu d’un bout à l’autre.

Voyage 101 s’adresse aux voyageurs. À tous les voyageurs. Débutant? On veut se lancer à l’aventure pour la première fois? Notre passeport collectionne les étampes et on s’est déjà bâti quelques itinéraires en solo? On se proclame citoyen du monde tant on a vu défiler les nations? Tous vont y trouver leur compte: des conseils pratiques, des anecdotes savoureuses, l’expérience vraie de voyageuses aguerries, etc.

Convivial. Anecdotique. Complet. Dynamique. Fun. Voilà comment je décris ce nouveau guide. À bien des égards, ce sont les qualificatifs que j’attribuerais également à Lydiane St-Onge.

Notre premier rendez-vous téléphonique a été manqué, mais Lydiane m’a rapidement laissé un message pour s’excuser et replanifier une autre rencontre malgré son horaire chargé. Enjoué et joyeux, il était loin de s’apparenter au message typique d’une inconnue. J’avais l’impression qu’une amie me donnait rendez-vous: avant même de s’échanger un premier bonjour, le ton était donné!

Mon entrevue s’est déroulée sur le ton de la conversation : elle, généreuse et ouverte dans ses réponses et moi, laissant de côté les questions en rafale pour ne rien perdre de notre échange.

Même si Lydiane est en quelque sorte le visage de Voyage 101, elle a tenu à souligner l’implication de sa sœur Léonie St-Onge.

Ce livre-là, c’est un projet de sœurs que nous avons développé ensemble de A à Z. C’est important pour moi de le souligner. Léonie a du talent et une belle plume, et moi, j’ai l’expertise et l’expérience sur le terrain. Les anecdotes et les photos sont les miennes. En termes de concept, la table des matières, le contenu, les idées, etc., nous avons contribué à toutes les étapes de création ensemble. Léonie c'est également une voyageuse et on a beaucoup voyagé ensemble.

Lydiane et Léonie St-Onge
Crédit photo: @lydianeautourdumonde

Penses-tu avoir perdu l’innocence que tu avais lors de ton premier voyage en 2013? Maintenant que voyager c’est aussi ton métier, est-ce que ton regard a changé?

Mon émerveillement se renouvelle à chaque fois, peu importe la destination et pour toujours! La différence aujourd’hui est le nombre de voyages que je fais et la vocation de ces voyages. Un voyage à caractère promotionnel impose une somme de travail importante: la création de contenu qui prend du temps (mental), prendre les photos, les éditer, etc.

Quand je suis partie la première fois, c’était pour moi des vacances pures et dures, et de l’aventure. Il y a eu une évolution dans le temps, mais je me trouve de belles solutions pour retrouver cette innocence. C’est une fine ligne entre travail, vie personnelle et plaisir, et je mélange toujours un peu les trois tout le temps. Pourtant, j’ai besoin de pauses sans réseaux sociaux, rien. Cette année, c’est mon défi pour mon bien-être. Durant le temps des Fêtes, je vais décrocher pour la première fois!

Depuis combien de temps vis-tu de ta passion?

Depuis 5 ans. Maintenant, j’essaie de diversifier mon travail et, un bon exemple: les voyages de groupe avec Voyages Gendron. Je suis en charge du marketing, mais je n’ai aucune obligation de créer du contenu sur place. Cela me permet de retrouver cette «innocence» de voyage dont on parlait et triper à destination avec les gens. Je m’assure que tout le monde vit une belle expérience, mais je n’ai pas à guider le groupe, ni à faire de la visibilité pour des partenaires.

À quel moment le déclic s’est fait et que tu as réalisé que tu pouvais vivre de ta passion, la monétiser?

La première année, j’ai été surprise de l’engouement des gens pour ma page Facebook qui, en premier lieu, était destinée à ma famille, mes amis et mes anciens collègues de travail. Je n’aurais jamais imaginé avoir la carrière que j’ai aujourd’hui. Je ne pensais pas que c’était même possible, que ça pouvait exister.

Mon objectif était de me payer les vacances d’une vie puis, l’année suivante, j’avais prévu travailler en Australie à titre d’instructrice de plongée sous-marine. Vivre avec petit salaire et continuer de me promener.

Après un an, je suis revenue au Québec pour revoir ma famille. J’ai été sollicitée par les médias pour raconter mon expérience et j’ai enchaîné les entrevues pendant un bon deux semaines. Il y avait beaucoup d’intérêt pour mon année qui venait de s'écouler à l'étranger et mon objectif de repartir. Go Pro m’a approchée pour me fournir en caméras afin que je les représente pendant 1 an pour 2 000$. J’étais complètement excitée! Ce partenariat m’a appris les rudiments du métier.

Finalement, je suis restée trois mois au Québec et quatre marques m’ont contactée pour que je devienne ambassadrice et j’ai empoché près de 8 000$ en commandite, je capotais ma vie! Je me rendais en Amérique du Sud avec cette somme en poche qui représente un long moment là-bas. Puis, Canal Évasion m’a contactée pour une émission (éventuellement Lydiane autour du monde). Ils voulaient me suivre en Amérique du Sud.

Tout est venu à moi très facilement. J’ai su saisir l’opportunité et travailler dans ce sens-là. Je détiens quelque chose et je vais tester ce que je peux faire avec ça. En plus, j’avais l'occasion de garder un contact avec le Québec. J’ai tripé de tourner les émissions. Cela a été un gros défi pour moi et j’ai dû sortir de ma zone de confort, mais j’ai tellement appris de cette expérience.

Dès l’année suivante, j’ai pu avoir un salaire décent pour continuer à voyager encore une autre année. Les partenariats ont continué d’affluer grâce à l’émission et je suis devenue blogueuse et influenceuse. Je suis cette bibitte-là sur les réseaux sociaux que les gens suivent. Encore aujourd’hui, j’essaie de me diversifier et ne pas dépendre que de mes partenariats et des réseaux sociaux. Je travaille à trouver plein d’autres opportunités et développer ma fibre entrepreneuriale à fond.

Est-ce qu’il y a des pays que tu refuserais de visiter pour des raisons politiques?
Est-ce que cela guide tes choix de destination?

Carte
Crédit photo: Burst
C’est une bonne question que je me suis déjà posée. C’est certain que je ne voyagerais pas dans un pays en guerre civile ou ayant des conflits politiques majeurs où ma sécurité serait en péril.

Est-ce que moi, je décide de rentrer là-dedans et de boycotter un pays X parce que je ne suis pas en accord avec les politiques de son dirigeant? Je me mets dans la situation inverse, est-ce que je serais d’accord que des gens boycottent le Canada parce qu’ils n’aiment pas notre Premier Ministre?

En bout de ligne, qui est-ce que je pénalise? Moi en fait, parce que je me prive d’une expérience dans ce pays. Deuxièmement, je pénalise le peuple qui a peut-être besoin de cette entrée d’argent que génère le tourisme. Cet argent fait tourner l’économie d’entreprises locales, de petits hôtels, de petites auberges, etc. Je ne rentre pas du tout dans cette mentalité-là.

Qu’est-ce qui t’a menée à changer de vie complètement et drastiquement?
Est-ce qu’il y a eu un événement et comment cela s’est-il passé?
Est-ce que tu pourrais guider quelqu’un qui veut vivre ce genre d’aventure?

Voyage
Crédit photo: Sara Pflug, Burst
Je pense que chaque personne est vraiment différente. À l’intérieur de moi, c’était comme un cri d’alarme, un cri du cœur: aller explorer la planète, voir plus loin et plus grand au-delà de ma routine à faire de l’argent pour le dépenser. Quand j’étais courtière immobilière, j’étais un robot qui cumulait les tâches, puis je rentrais chez moi le soir pour mieux recommencer le lendemain. Je vivais pour mon travail et non l’inverse, mon travail qui me faisait vivre.

Le voyage est une partie intégrante de ma vie depuis que je suis toute petite. J’ai fait un échange étudiant qui m’a changée énormément puis, j’ai fait mon premier voyage avec ma sœur à 18 ans, une année à faire le tour de l’Europe. Étant courtière, je croyais pouvoir me donner des congés pour voyager, mais quand tu es entrepreneure, ce n’est pas ça la game. Tu veux travailler fort pour toi, mais tu finis par ne faire que ça et le reste prend le bord.

J’ai entrepris un très long processus de réflexion. J’ai commencé par lire des livres spirituels sur comment s’écouter, sur les passions, les rêves qui nous animent, le moment présent, etc. J’ai pris conscience que ma vie était malsaine et qu’il fallait que je fasse des changements drastiques avant de me retrouver en burn out. Ces livres m’ont donné confiance en moi et en mes désirs et j’en suis venue à l’évidence que je voulais partir pour longtemps.

Dans la vie, je suis intense et je ne fais pas les choses à moitié! Donc quand j’ai décidé de partir, j’ai lâché mon emploi et j’ai vendu toutes mes possessions (maison, auto, meubles, vêtements): plus de responsabilités. Je ne dépends de plus rien au Québec, donc je peux faire mes choix librement. Ne plus rien posséder pour pouvoir se détacher, c’est l’ultime liberté, un de mes rêves.

Je voulais tellement me détacher que j’avais comme plan de tout dépenser durant ma première année de voyage pour me forcer à être débrouillarde. Quand je n’ai eu que mon sac à dos comme possession, c’était le temps de m’acheter mon billet d’avion.

Donc clairement, tu ne t’es pas levée un matin avec l’idée de tout quitter…

Non, vraiment pas. Je dirais même que c’est l’antithèse de ce que c’est que de prendre une bonne décision. Quand une idée me reste dans tête, j’en mesure la puissance de cette façon. Plus elle mûrit et persiste dans le temps, plus je sais que je suis devant un vrai désir, un vrai besoin, une vraie idée. Les grandes décisions de vie spontanées, très peu pour moi.

Beaucoup de gens rêvent de tout abandonner pour partir, mais cela reste un rêve et pas toujours viable pour tous. C’est une idée romancée, mais la réalité est loin d’être romantique: beaucoup de hauts, mais aussi des bas et énormément de solitude. On a tendance à idéaliser ce genre de grande décision. Après ma deuxième année de voyage, j’ai compris que de rester à l’étranger pour de trop longues périodes, ce n’est pas pour moi. Au bout d’un an, j'avais envie de revenir et il a donc fallu trouver une alternative.

Quand on rêve de voyages, cela veut aussi dire qu’on est en quête de moments pour soi, on veut aller à la découverte et être stimulé. Parfois, juste avoir une vie plus équilibrée aide, cela ne passe pas uniquement par le voyage, il y a des alternatives pour être plus heureux au quotidien. C’est ce que je découvre au fil de mes années d’expérience de voyages et de vie.

J’ai adoré la section de ton livre sur le retour à la maison, la réflexion et l’amour en voyage, des sujets peu abordés dans des livres de voyages. Le retour à la maison peut s’avérer difficile. Est-ce que cela fait partie du cycle de voyage?

Les gens sont surpris d’entendre que j’ai encore des blues de voyage jusqu’à présent. C’est dur à prévoir et cela ne dépend pas de la durée de préparation au voyage ou la durée du voyage lui-même.

Les blues, cela se produit aussi à destination. Qu’en est-il de la solitude en voyage?

J’ai tout vécu! À destination, on rencontre des gens facilement, mais cela reste des rencontres superficielles et parfois futiles qui ne comblent pas notre sentiment de solitude. C’est éprouvant ne pas être avec sa famille, ses amis ou son amoureux.

Récemment, j’ai connu la solitude à la maison (après une séparation) et cela m’a choquée, voire traumatisée, de vivre de la solitude au Québec. Je ne l’avais jamais vécue, car j’ai toujours été bien entourée. La solitude au Québec a été plus difficile que celle à l’étranger. Être seule à l’étranger, c’est normal pour moi, car cette solitude je l’ai adoptée et je la comprends.

Mes blues sont aussi associés au fait que je m’ennuie des gens avec qui j’ai voyagé. Ma vie est belle et palpitante au Québec, mais c’est différent ailleurs: les rencontres humaines, prendre le temps de vivre, de savourer, d'observer. On le fait moins au Québec. On tombe vite dans un train-train quotidien et on oublie de s’émerveiller devant un coucher de soleil, de prendre plaisir à jouer aux cartes, etc. C’est le genre de petites choses qui vont me faire vivre des blues.

Lydiane St-Onge
Crédit photo: @Lydianeautourdumonde

Touriste à Montréal, quels sont les lieux que tu suggérerais à des amis qui voudraient visiter la ville?

Je ne connais pas beaucoup Montréal et j’habite dans mon quartier depuis un an seulement. Je ne suis même jamais sortie dans un bar de mon quartier tant je me déplace souvent!

Montréal pour moi, c’est le Mont-Royal, les activités de plein-air que je peux y faire: ski de fond et même «alpin-ish» quand il y a eu de bonnes bordées de neige. C’est l’événement de course en septembre et ce sont les festivals de musique l’été. Montréal ça se vit: découvrir des restaurants, explorer ses bars, voir des spectacles, se promener dans les rues et s’immerger les différents quartiers. C’est ça, être touriste!

Lydiane St-Onge 2
Crédit Photo: @lydianeautourdumonde

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