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| Logan posant fièrement pendant son jeu Crédit Anne-Marie Grondin |
Moi-même, enfant, on me traitait de «garçon manqué» à répétition et cela à façonné une partie de ma personnalité de façon subtile et inconsciente. Ma féminité a été difficile à accepter et je ne m'identifiais pas aux femmes. Étant un «garçon manqué», j'avais l'impression de manquer quelque chose pour être considérée comme une fille, une femme. Encore aujourd'hui, je me cherche à travers ça et j'apprends à m'accepter telle que je suis. Les paroles nous affectent plus que les gens veulent bien l’accepter! La plupart du temps, c'était dit de façon «gentille», comme un constat. Je jouais plus rough, j'aimais être en pantalon et je détestais qu'on m'oblige à m'habiller en robe pour être la «petite fille parfaite» lorsque j'allais chez ma grand-mère. Avec mes enfants, j'ai voulu faire autrement, tenter de diminuer l'impact des mots sur leur personnalité.
Du point de vue de mes filles
Depuis la naissance de ma première, j'ai élevé mes enfants à ma façon, sans trop me préoccuper de ce que les gens me disaient. Le terme non-genré était moins à la une des nouvelles. Par contre, on commençait à sentir un changement subtil dans l'air. Mes filles ont été élevées du mieux que je pouvais, avec mes valeurs et convictions. Elles pouvaient être aperçues au Zoo de Granby, en robe de princesse (voire robe de bouquetière faite à la main pour un mariage italien, tsé, la mini robe de mariée en satin et tout) jouant sur des roches à escalader avec leur bottes de pluie! Elles jouaient aux poupées ou aux camions, selon leur état d'âme.Je travaillais auprès des ados et mes filles ont eu le plaisir de côtoyer différents types de personnes. Je me souviens quand Cordelia s'était particulièrement attachée à une fille que je «coachais» et qu'elle s'est fâchée contre moi, parce qu'elle disait que c'était un garçon. Du haut de ses 5-6 ans, je lui ai expliqué le transgenrisme, les goûts et choix vestimentaires, et les relations amoureuses du même sexe (parce qu'elle connaissait aussi des couples homosexuels), le tout, adapté à son âge. Elle a intégré l'information, de façon naturelle, puis a accepté que c'était comme ça, tout simplement!
Du point de vue de mes garçons
Je tente de continuer cela avec mes garçons et sans même m'y mettre, ils sont déjà merveilleux dans leur façon d'être. Ils aiment que leurs soeurs leur fassent des «couettes», ils veulent toujours mettre les culottes roses ou celles avec les papillons (un ensemble acheté usagé pour atteindre la propreté), ils aiment habiller et déshabiller les poupées, bercer leur bébé/poupée/toutou qu'ils ont même allaité, jouer aux camions, tracteurs, et cie avec leurs dinosaures. Ils sont des enfants épanouis qui découvrent plusieurs choses.Je déteste quand les gens autour de moi passent des commentaires forçant une certaine façon d'être: «C'est un vrai garçon ça!». Non mais, c'est quoi un VRAI garçon? Parce qu'il aime les tracteurs? On vit en campagne, je crois que ça vient beaucoup avec ça! Parce qu'il court partout et aime grimper? Mes filles étaient comme ça aussi, sont-elles moins filles pour autant?
Je souhaite pour mes enfants qu'ils deviennent ce qu'ils veulent devenir! Qu'ils soient juste eux-mêmes, peu importe!
Puis, chapeau aux gens d'influence qui montrent différentes façons de faire pour être un bon parent face aux désirs et goûts de nos enfants. Je partage cette image prise sur la page Facebook de Bianca Longpré ou Mère Ordinaire, qui montre un papa fier de son fils avec sa nouvelle robe de princesse! Je trouve ça tout simplement beau à voir! Bravo François!
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| Mère Ordinaire Bianca Longpré |
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| Mère Ordinaire Bianca Longpré |






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