mercredi, janvier 17, 2018

Sourire à la vie

Sourire à la vie
Crédit: Stéphanie Gauthier-Bujold
Aujourd'hui, j'ai envie de vous écrire un billet un peu plus personnel.

Je n'ai jamais été une fille extrêmement ambitieuse, mais j'ai toujours bien réussi à l'école, et mes parents m'ont toujours dit que si j'allais à l'université, j'aurais un bon emploi. 

J'ai toujours été une bonne fille. J'ai toujours eu de bonnes notes, je ne me suis jamais vraiment rebellée, bref, j'étais assez ordinaire. Vivant de l'intimidation sur une base quotidienne à l'école, je me suis repliée sur moi-même, et j'ai fait mon petit bonhomme de chemin, en essayant de ne pas attirer l'attention afin de m'éviter les insultes.

Cela a évidemment forgé mon caractère. Je n'étais pas une «combattante», et j'ai toujours évité les confrontations. Je me disais que je préférais mettre de côté certaines choses plutôt que d'essuyer un refus, un échec. Sans être à zéro, ma confiance en moi était faible.

On voit facilement que l'ambition n'était pas mon fort. Par contre, malgré cette absence de combativité, une force se dégageait de moi: la ténacité. Quand j'entreprends quelque chose, je vais jusqu'au bout. C'était le cas à l'université, où j'ai commencé un programme qui me motivait moindrement afin d'éventuellement «switcher» pour celui dans lequel je convoitais une place. Hé bien, j'ai terminé le baccalauréat en littérature, qui me tentait moins que le journalisme.

Cela a porté ses fruits puisque finalement je me suis rendue compte que le journalisme, dans sa forme actuelle n'est pas pour moi.

J'ai ensuite voyagé et travaillé à l'étranger, mais j'ai du revenir pour des raisons administratives. 

Puis, j'ai eu un épisode de remise en question professionnelle qui a duré plusieurs années. J'étais dans une impasse. Ayant déménagé dans une petite ville, je me voyais stagner dans ma carrière, au profit d'autres jeunes connus dans la communauté. En fait, on doit dire que la carrière était absente, puisque je travaillais dans un magasin, à mille lieues de ce que j'avais étudié.

Pendant des années j'ai envoyé des CVs, passé des entrevues, mais rien n'était concluant. Même si les autres sphères de ma vie allaient bien, l'absence d'un «vrai» emploi pesait sur moi comme un échec. J'ai pleuré, j'ai douté et j'ai même été malade au point de me dire que rien ne valait la peine. Malgré tout, j'ai continué de chercher, en gardant l'espoir qu'un jour, ma chance viendrait. 

Tout a changé cet automne, où j'ai finalement pu réintégrer un environnement de bureau. Comme dans le cas de mes études universitaires, ma persévérance avait finalement porté ses fruits. J'étais enfin comme un poisson dans l'eau. Et je pense que cet état d'esprit m'a amené quelque chose d'encore plus gros.

Pendant mes démarches, j'avais postulé pour un emploi à la fonction publique. Ceux-ci m'ont finalement recontactée à la fin de 2017 afin de passer des entrevues pour deux organismes/agences provinciales. Et je me suis vue offrir deux emplois dans la même journée!

Jeudi, je serai donc une fonctionnaire. Après cinq ans de recherches infructueuses, j'ai enfin réussi à décrocher non seulement un boulot, mais en fait trois offres!

Il faut s'accrocher à nos rêves. Même si les périodes difficiles sont longues, trop longues parfois, la lumière jaillit toujours du tunnel.

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Miss Vay est un blog collaboratif basé à Québec qui porte principalement sur la beauté, mais qui s'intéresse aussi à la mode, le lifestyle, les restos et les sorties.

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