Choses que j'ai apprises en devant adulte

Choses que j'ai apprises en devant adulte
Crédit: Jure Širić
À l'aube de mon trente-et-unième anniversaire, j'ai pensé qu'il serait une bonne idée de faire le point sur ma vie, sur ce que j'ai appris avec les années. Je suis loin d'être une grande sage avec un immense bagage derrière moi, mais je constate tout de même que ma vision des choses a énormément changé avec le temps. Peut-être grâce à la maturité, mais je crois que c'est beaucoup grâce à l'expérience acquise. Il faut vivre sa vie et laisser le temps passer pour réaliser que certaines choses n'ont peut-être pas une importance aussi grande qu'on leur accorde et vice-versa.

1. Ce n'est pas parce qu'on est adulte qu'on est plus mature.

Quand j'étais plus jeune, je voyais les adultes comme des gens sérieux, très matures et même à la limite, ennuyeux, mais en fait, ce sont les responsabilités de la vie qui donnent cette impression. Les adultes peuvent aussi être très «bébés» dans leur attitude, leur façon de penser ou leurs goûts (que ce soit dans le bon ou le mauvais sens). Je m'en rends compte vis-à-vis moi-même, mais aussi en observant les personnes plus vieilles qui m'entourent.

2. Ce n'est pas parce que tu vas au cégep ou à l'université que tu vas travailler dans ton domaine.

C'est fou le nombre de personnes qui ont fait des études supérieures pour rien (bah, pas tout à fait pour rien, c'est bon pour les connaissances personnelles, mais ouin...). C'est dommage, parce que si ce n'est pas évident de trouver sa voie quand on sort de l'école secondaire. On a parfois tendance à se diriger vers un programme que l'on aime, sans voir s'il y a de l'emploi dans le domaine. C'est important certes de faire quelque chose qui nous plaît, mais on va se le dire: il n'y a pas vraiment de job pour quelqu'un qui a un bac en histoire ou un cégep en arts et lettres (à part quelques exceptions bien sûr et si c'est votre cas, bravo!).

3. Tu peux travailler dans un domaine vraiment cool et payant sans avoir fait les études pour.

Il suffit d'avoir du talent, de l'expérience accumulée (et accepter de partir en bas de l'échelle), se faire un bon réseau de contact, parler aux bonnes personnes, travailler fort et/ou être au bon endroit, au bon moment. Quelqu'un peut avoir le même poste que vous et gagner autant, même plus d'argent, avec moins d'études. C'est la vie.

4. C'est correct d'être introverti.

On vit dans une société où les extravertis sont mis de l'avant, mais il faut s'accepter comme on est. Il n'y a pas une personnalité meilleure qu'une autre, tout le monde a ses forces. Pour ma part, je suis du type introverti et ça m'a pris plusieurs années à l'accepter. Maintenant, je sais que je ne suis pas quelqu'un de gêné et d'anti-sociable, malgré ce que les gens disaient de moi par le passé, j'ai tout simplement besoin de «recharger mes batteries» plus souvent quand je suis avec les gens et je m'accepte tel que je suis. Si vous voulez en connaître en plus à ce sujet, je vous invite à consulter cet article de Valérie.

5. Les boutons et les problèmes de peaux, ça continue.

Je pensais m'en sauver à tout jamais passé le cap de l'adolescence. Eh non, il y a toujours un petit bouton indésirable qui revient à la charge de temps en temps, sans parler de l'excès de sébum et des points blancs/noirs.

6. Des amis, ça se compte avec les doigts d'une seule main. 

J'ai longtemps pensé qu'il fallait être hyper entourée pour être heureuse et bien paraître aux yeux des autres. Un jour, j'ai compris que des vrais amis, c'est rare... très rare. Des connaissances, oui c'est facile d'en avoir, mais peu d'entre-elles vont venir t'aider à déménager ou te consoler lors d'une grande peine. Je préfère avoir très peu d'amis, mais qui sont extrêmement fiables et de confiance.

7. Ça ne sert à rien de courir après les gens.

Par rapport à mon point précédent, j'ai longtemps cherché à avoir plein d'amis/connaissances. Il y avait des amitiés toxiques, des personnes qui se servaient de moi à leurs fins ou des gens qui n'étaient pas si intéressés à être mes amis. C'est moi qui faisait le premier pas, qui invitait ces gens à faire une activité, qui écoutait leurs problèmes, mais eux n'avaient pas le temps pour me tendre l'oreille. Désormais, j'élimine de ma vie les personnes dites toxiques qui me causent plus de mal que de bien et si je constate que je suis la seule à faire des efforts pour entretenir une amitié, je m'éloigne. Si une personne tient vraiment à vous, elle va vouloir vous garder auprès d'elle.

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